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« J’y vais, je n’y vais pas », « Est-ce que je ne vais pas regretter de quitter mon job ? », « Mais en même temps j’en ai vraiment marre de bosser derrière un bureau ! ».

C’est comme s’il y avait un débat houleux de cinq petites voix qui brainstormaient dans ta tête !

Par moment, ce sont les voix de l’audace et de l’action qui crient. Avant que la voix de la peur ne prenne le dessus, soutenue par une armada de croyances limitantes qui s’activent pour te faire rester dans ton job actuel.

Pas facile de s’y retrouver ! Le jeu peut durer indéfiniment sans que tu oses changer de métier bien qu’au fond de toi tu aies envie de vivre une nouvelle aventure professionnelle.

Mais pourquoi est-ce si difficile de changer de métier ? Pourquoi beaucoup de personnes rêvent de se reconvertir, mais ne l’ont toujours pas fait ?

Parce qu’elles ont peur de l’inconnu. Le changement effraie. Même si elles sont malheureuses dans leur job, elles sont dans un environnement sécurisant. Changer de métier implique une part de risque.

Cette peur de l’inconnu qui paralyse a une explication. Et pour la découvrir, il faut aller faire un petit tour dans notre cerveau.

Le cerveau reptilien aux commandes

L’architecture du cerveau

D’après la théorie du cerveau triunique, l’architecture de notre cerveau est constituée de trois parties :

Le cerveau reptilien : c’est le cerveau qui est apparu en premier chez l’Homme. Il est chargé de la survie, des fonctions organiques comme manger ou respirer. Face à une situation de danger, le cerveau reptilien va déclencher une alerte pour libérer de l’adrénaline. Nous sommes alors en état de stress de façon à répondre à la menace le plus rapidement possible.

Le cerveau limbique : il gère les émotions et l’instinct de groupe. C’est également le siège de notre intuition et de nos croyances. C’est grâce à lui que nous interagissons les uns avec les autres.

Le néocortex : il est apparu en dernier. C’est lui qui est chargé de la réflexion, de l’analyse, de la pensée, du langage et de la créativité. C’est le centre de l’intelligence relationnelle.

Qui dit changement de métier, dit saut dans l’inconnu

Pour le cerveau reptilien, changer de métier = danger. Or, comme tu le sais, sa fonction première est de te protéger du danger.  Il se met alors à t’envoyer toute une série de signaux dans ton corps pour répondre au danger : palpitations, rythme cardiaque qui s’accélère, muscles qui se contractent.

Tout ça était très utile lorsque nos ancêtres risquaient leur vie ! Leur vie était vraiment menacée. La mission du cerveau reptilien prenait tout son sens.

Or, en changeant de métier, on ne peut pas dire qu’on joue sa vie. Notre société actuelle nous conduit à faire face à des événements qui ne sont plus du tout dangereux pour notre survie au sens premier du terme.

Malheureusement, notre cerveau reptilien ne fait pas la différence entre les deux situations. Il n’est pas configuré pour évaluer le degré de danger auquel on est confronté.

Le cerveau limbique et le néocortex te poussent à rester dans ton job

C’est là que le cerveau limbique et le néocortex vont entrer en jeu. Grâce à eux, nous sommes capables d’évaluer et d’interpréter une situation de manière rationnelle pour pouvoir adopter un comportement approprié.

Nous avons donc les moyens pour nous sortir de cette difficulté et pour oser agir en accord avec notre désir de changer de métier. Cependant, nous rencontrons un autre obstacle : notre schéma de croyances limitantes !

Le néocortex va te dissuader de passer à l’action.

De quelle façon ?

En interprétant et en ne retenant que les informations qui confirmeront ton schéma de croyances. Ces croyances comme « Je n’y arriverai jamais », «  je suis incapable de reprendre une formation », « personne ne va m’embaucher », « les autres sont mieux que moi » ou encore « le marché de l’emploi est en crise ».

Le résultat ?

Souviens-toi ton cerveau reptilien envoie un signal de danger. Tu es stressée. Tu as peur. Ton cerveau limbique et ton néocortex vont ensuite interpréter tes émotions et la situation de manière à confirmer tes craintes et tes croyances limitantes.

La conséquence ?

Tu restes dans l’immobilisme et tu es malheureuse dans ton job.

Dans son livre Why you’re stuck, l’auteur parle de la force des habitudes. Il rappelle que la plupart de nos comportements sont subconscients. Le subconscient a tendance à suivre ses « programmes » enregistrés, quelle que soit la volonté du conscient.

Maintenant que tu es au fait de la mécanique de ton cerveau, voyons maintenant quelques pistes de solutions pour passer à l’action !

Changer de métier : un changement difficile, mais pas impossible

Pour changer de métier, il faut utiliser l’intelligence rationnelle de notre néocortex.

 

Conseil 1 : Travailler son schéma de croyances

Tu sais maintenant que de manière mécanique et subconsciente, le néocortex va chercher à confirmer ton schéma de croyances  limitantes pour te dissuader de quitter et de changer de métier.

Pour ne plus être prise au piège de ce schéma, tu dois le repenser. Pour y arriver, tu dois commencer par te poser de bonnes questions. Prenons un exemple pour illustrer.

Ma croyance limitante : Je ne sais pas me vendre lors d’un entretien d’embauche.

Voici quelques questions que je peux me poser pour déconstruire ma croyance limitante :

-Qu’est-ce qui me prouve par A+B que je ne sais pas me vendre lors d’un entretien d’embauche ?

-Trouver un exemple contraire et concret qui vient contredire ma croyance ?

-Est-ce qu’une autre personne que moi réagirait de la même manière dans cette situation ?

-D’après moi, qu’est-ce qui est à l’origine de cette croyance ?

-Comment pourrais-je faire pour ramollir cette croyance d’au moins 1 point ?

-Par quelle autre croyance plus positive ou objective je veux la remplacer ?

Un autre moyen de déprogrammer son schéma de croyances limitantes est de penser à une personne qui a confiance en elle et qui a un schéma de croyances positives. Il te suffit d’adopter une de ses croyances positives et de « faire comme si ».

Pendant deux jours, tu te prêtes au jeu de faire comme si toi aussi tu avais confiance en toi et en tes capacités.

Pour y arriver, tu ne dois pas percevoir cet exercice comme un mensonge, mais plutôt comme un entraînement. En effet, notre cerveau ne faisant pas la différence entre le réel et l’imaginaire, tu vas multiplier par 7 l’atteinte de ton objectif en adoptant la posture de « faire comme si ».

A lire : Comment surmonter efficacement ses blocages ?

 

Conseil 2 : Déterminer ses valeurs et ses besoins

Les valeurs et les besoins sont la clé du changement. Nous cherchons en permanence à satisfaire nos besoins et nos valeurs. Alors, l’une des premières choses à faire est de les déterminer.

Les valeurs sont les choses les plus importantes dans ta vie. Dresse la liste des valeurs auxquelles tu crois, puis hiérarchise-les. Les trois premières sont les valeurs sans lesquelles ta vie n’a plus de sens. Ce sont celles-ci que tu dois chercher à satisfaire en priorité.

Procède de la même manière pour les besoins. Peut-être connais-tu la pyramide des besoins de Maslow ? Cette pyramide hiérarchise les besoins en partant des besoins primaires. Cependant, nous n’avons pas tous la même hiérarchie des besoins. Pour certains, le besoin d’amour l’emporte alors que pour d’autres c’est le besoin de reconnaissance.

Comme le précise l’auteur du livre Why you’re stuck, si tu veux changer radicalement, garde bien en tête que tu ne réussiras que si tu trouves un moyen de satisfaire tes besoins plus efficacement. Dans le cas contraire, ton subconscient sabotera tes efforts.

 

Conseil 3 : S’entourer de personnes positives

Entoure-toi de personnes positives qui ont osé se reconvertir, monter leur boite, quitter leur job car tu imites leurs comportements (les neurones miroirs).

Si parmi tes proches aucun ne t’encourage à changer de job, n’hésite pas à prendre des distances.

 

Conseil 4 : Ne pas attendre d’être sûre ou prête pour passer à l’action

Tu dois agir, car c’est en agissant que tu vas influencer tes émotions. En passant à l’action, tu vas te rendre compte que l’objectif n’est pas si insurmontable. Aussi, en passant à l’action, tu vas retrouver de l’énergie.

Agir est une discipline dans la durée. Pour commencer, détermine une première action rapide et facile à mettre en place pour avancer vers ton objectif !

En conclusion

 

Changer de métier est difficile parce que le changement est source de danger pour la partie la plus primitive de notre cerveau. Mais avec une bonne maîtrise des fonctions de ton néocortex et de ton cerveau limbique, tu peux maîtriser ta peur et tes doutes et adopter des pensées et des comportements positifs pour atteindre ton objectif !

Pour faire face au changement et atteindre ton rêve d’une nouvelle vie professionnelle, inscris-toi au programme Déprogrammer mes croyances limitantes en trois étapes !

 

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