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Les bonnes pratiques à adopter, les conseils à suivre pour réussir sa reconversion sont nombreux sur la toile du web. Les articles que j’écris sont toujours accès sur ce qu’il faut faire. Pourtant, il est tout aussi important de mettre en avant les pires erreurs à ne pas commettre. Alors, c’est ce que j’ai eu envie de faire cette semaine.

Je t’ai répertorié les 5 plus dangereuses façons d’échouer ta reconversion professionnelle. Parmi ces 5 erreurs, j’en ai commis 3.

Le résultat ?

J’ai planté mon premier projet de reconversion.

En commettant ces erreurs, j’ai perdu au moins 4 mois. 4 mois quand on est « timé » par les allocations chômage c’est long ! Je m’en suis vraiment voulu. Encore plus quand je pense que j’ai investi 1200€ dans un bilan de compétences qui m’a donnée le tracé parfait pour commettre toutes ces erreurs. Malheureusement, à l’époque je ne le savais pas.

Après cet échec, deux possibilités s’offraient à moi :

  • Soit j’adoptai une posture de victime et je me lamentais sur mon sort
  • Soit j’en tirais des leçons positives pour recommencer à trouver mon projet de reconversion.

J’ai choisi la 2e option (même si sur le moment, la 1ère était très tentante !).

Est-ce que j’aurais choisi la 2e option si j’étais toujours en poste ?

Non. Pourquoi ?

Parce que j’avais la sécurité d’un CDI et donc un salaire qui tombait chaque fin de mois. Le CDI peut être ton pire ennemi. La partie primaire de ton cerveau ne s’active pas parce que tu es «  en sécurité » avec ton CDI et donc tu ne bouges pas.

À l’inverse, en étant au chômage, tu as une échéance. Je savais que j’allais toucher mes allocations que pour une durée déterminée.  Mon cerveau s’est donc activé parce qu’il associe la fin de mes droits au chômage à un danger.

Et que se passe-t-il quand tu es dans une situation de danger ?

Eh bien tu te mets en action pour survivre. Et ton cerveau ne fait aucune différence selon l’intensité du danger. Il s’active de la même manière que tu sois face à un lion prêt à faire de toi son repas ou que ta situation financière soit en sursis.

Voilà donc un avantage tiré d’une situation de chômage !

Mais je vais t’éviter cela et faire gagner au minimum 4 mois de ton temps en te listant les 5 pires erreurs à éviter pour ne pas échouer ta reconversion. Un conseil, prends un post-it, ton pc ou ton portable et note-les de manière à les avoir toujours dans ton champ de vision !

Erreur 1 : Aller trop vite et être pressée de trouver ton nouveau projet professionnel

Voilà la première erreur que j’ai commise en quittant mon job. J’ai voulu aller trop vite et j’étais pressée de trouver ce que je voulais faire de ma vie. Je me suis donc précipitée pour faire un bilan de compétences sans vraiment prendre le temps pour m’assurer que c’était bien ce qu’il me fallait.

Comme si j’avais un rendez-vous avec mon avenir, j’ai misé tous mes espoirs sur ce bilan. Naïvement, je pensais qu’à la fin de ce bilan j’allais trouver ma voie, que je n’aurais plus qu’à passer à l’action et d’ici quelques mois tout serait rentré dans l’ordre.

Grosse erreur !

Le problème c’est que nous vivons à une époque où tout va très vite. Nous sommes impatients (je parle surtout de ma génération !) de trouver ce que nous cherchons, d’obtenir ce que nous voulons. Nous ne prenons pas le temps de nous poser.

De quoi ai-je vraiment envie ? Quelle vie ai-je envie d’avoir ? Pourquoi je veux me reconvertir ? Qu’est-ce qui est important pour moi ? Comment est-ce que je fonctionne ?

Toute une série de questions sur soi-même, sur sa vie et son avenir que l’on ne prend  pas le temps de se poser. Et voilà un scoop : ce n’est pas en remplissant des questionnaires et des tests de personnalité que tu trouveras les réponses.

Alors, ne te presse pas et prends le temps d’apprendre ou de réapprendre à te connaitre. Si tu lis mes articles et que tu es abonnée à ma newsletter, tu dois savoir que pour moi se reconvertir est avant toute chose, un voyage à travers soi. L’étape d’introspection est indispensable. Si tu la sautes ou si tu ne prends pas le temps suffisant pour bien la réaliser, tu vas sans aucun doute planter ta reconversion.

De mon côté, comme je bénéficiais de 2 ans de chômage, j’ai fait ce travail d’introspection toute seule. Je n’avais pas non plus les finances pour me faire accompagner une seconde fois parce que j’avais mal investi mes économies dans ce bilan de compétences. Ce travail d’introspection m’a pris environ 6 mois voire plus.

Tu peux le faire toute seule si tu te sens d’attaque, motivée et patiente. Ou bien tu peux te faire accompagner par un coach pour gagner du temps et pour être certaine de réaliser convenablement ce travail.

Erreur 2 : Attendre le job idéal avant de te lancer

 

Le job idéal, c’est quoi ? La définition est très subjective, mais l’on retrouve généralement les mêmes ingrédients d’une personne à une autre : le salaire, l’équilibre de vie, l’environnement et les conditions de travail et enfin les missions.

Je crois véritablement qu’il est possible de trouver son job idéal. Cependant, très peu de gens le trouvent du premier coup. De mon côté, je ne peux pas dire aujourd’hui que mon job remplit tous les critères pour que je puisse le qualifier d’idéal. Je ne gagne pas encore bien ma vie et je passe beaucoup de temps à travailler au détriment de ma vie personnelle et sociale.

Si j’avais attendu de valider tous ces critères pour me jeter à l’eau, je serais encore en train de chercher un projet ou pire j’aurais abandonné et j’aurais recherché un job de juriste.

Toutefois, je sais que j’arriverai à atteindre ma vision du job idéal. Pourquoi ?

Parce que trouver son job idéal se façonne avec le temps, la patience, la persévérance et l’expérimentation. Ce n’est donc pas facile, mais ce n’est pas impossible !

Je sais que les sacrifices peuvent être difficiles. Surtout quand tu ne vois que des portraits de gens ayant réussi leur reconversion et qui ont trouvé leur job idéal. La reconversion est devenue une affaire de performance. Ne tombe pas dans ce piège en te disant que tu ne te lanceras que lorsque tu auras trouvé le job parfait à tous les niveaux !

Tu ne dois donc pas attendre d’avoir tous les voyants au vert pour passer à l’action. Si tu as les principaux, fonce et expérimente. Tu adapteras avec le temps. Si tu as une vision claire de la vie que tu veux avoir, faire quelques sacrifices au début est nettement plus facile ! Tu as un objectif de vie motivant et tu avances pas à pas vers lui.

Erreur 3 : Ne pas travailler tes blocages et tes peurs

Voilà la seconde erreur que j’ai commise. Une erreur qui m’a conduit vers un métier qui ressemblait de près à celui de juriste en droit du travail que j’exerçais. Tout ça parce que je ne me sentais pas capable de réussir dans autre chose. Je souffrais d’un gros manque de confiance en moi et surtout d’estime.

Qu’est-ce qu’il se passe quand tu ne travailles pas tes blocages et tes peurs ?

Tu réduis le champ des possibilités. Tu t’empêches de rêver alors que c’est un processus indispensable pour réussir ta reconversion. Tes recherches sont cantonnées à tes peurs et à tes blocages.

Ce sont tes peurs et tes blocages qui prennent le contrôle de ton cerveau. Alors, pour éviter cela, tu dois les travailler.

Comment ?

Tout d’abord en étant à leur écoute. Tu dois découvrir ce qu’elles ont à te dire. De quoi as-tu peur et pourquoi ? Quelle est l’origine ? Est-ce que ta peur est rationnelle ou irrationnelle ? Que peux-tu faire pour ne plus être paralysée par tes peurs et tes blocages ?

Si tu ne devais retenir qu’une chose de cette erreur, ce serait cette phrase : comment veux-tu réussir ta reconversion si tu ne crois pas en toi ?

Si tu ne t’aimes pas à ta juste valeur, si tu n’as pas confiance en toi, tu vas étouffer cette petite voix en toi qui te dit que tout est possible.

C’est exactement ce qu’il s’est passé pour moi la première fois. Alors, ne commets pas la même erreur et travaille tes peurs et tes blocages !

Erreur 4 : Te faire influencer par ton entourage

 

L’entourage peut faire des ravages ( à lire 3 merveilleuses de se faire influencer par son entourage) dans un processus de réinvention de carrière  ! Un père qui te fait culpabiliser, une mère qui projette ses peurs sur toi, un tonton qui à l’inverse te pousse à poser ta démission et de vivre au jour le jour…

Que ce soit ta famille, tes amis, tes collègues, tout le monde à son mot à dire ! Tu emmagasines alors toutes les frustrations, les envies, les peurs, les croyances des uns et des autres. Tu imagines tout ce que tu encaisses ?

Il y a de quoi imploser ! Tu te mets alors à douter « et si elle avait raison « ? » et si j’étais égoïste ? » « le marché de l’emploi va mal, il a raison c’est trop dangereux de quitter mon CDI ».

Tu tiens compte des recommandations, des mises en garde des uns et des autres. Et voilà comment petit à petit ton projet de reconversion ne devient plus ton projet, mais celui des autres.

Tu dois donc être particulièrement vigilante. Ton entourage a le droit de te donner leur point de vue. Mais tu ne dois pas oublier qu’ils te donnent leur avis à travers leurs propres yeux. À travers leur propre perception du monde du travail et de la vie en générale.

Si à chaque fois que tu discutes de ton projet avec ton interlocuteur, tu rentres chez toi pleine de doutes et le moral à zéro, alors éloigne-toi de cette personne. Si tu ne peux pas l’éviter, impose la règle de ne plus parler de ce sujet.

À l’inverse, tu dois te rapprocher de personnes qui vont te tirer vers le haut et te pousser à avancer vers ton objectif. Comme le suggèrent de nombreux auteurs (Darren Hardy, Louise Hay, Tal Ben Sahar…), privilégie les échanges avec ces personnes, tu verras que ça va te booster !

Erreur 5 : Chercher ton projet de reconversion alors que ta santé est fragile

En quittant mon poste, j’étais très fragile moralement. Malgré les apparences que j’essayais de tromper, j’étais dans une petite phase de déprime. Je n’étais donc pas dans une bonne dynamique pour me reconvertir. Il fallait d’abord que je retrouve de l’énergie.

Un constat m’a alarmée quand j’ai interviewé des femmes pour construire ma méthode d’accompagnement. Tout comme ce fut mon cas, beaucoup d’entre elles ont attendu le burn-out ou un événement émotionnellement pour se reconvertir.

Or, si tu es en burn-out, en dépression, tu n’es pas dans de bonnes conditions pour te reconvertir. La reconversion demande beaucoup d’énergie et d’optimisme. Tu n’as plus un regard neutre, objectif et positif si tu es moralement à plat.

La première chose à faire est donc de reprendre du poil de la bête. Si tu as été licenciée, ne fonce pas tête baissée. Tu viens de perdre confiance en toi. Même chose si tu es déprimée. Prends le temps de t’occuper de toi sinon tu vas te planter.

N’oublie pas que ta santé est plus importante que ta carrière !

En conclusion

 

En résumé, voici les 5 pires erreurs à éviter :

  • Aller trop vite et être pressée de trouver ton nouveau projet
  • Attendre de trouver le job idéal avant de te lancer
  • Ne pas travailler tes peurs et tes blocages
  • Te faire influencer par ton entourage
  • Chercher ton projet de reconversion alors que ta santé est fragile

Je le répète, note-toi bien sur un post-it, sur ton ordinateur, ton portable ou tout autre endroit ces 5 erreurs. Il faut que ce soit dans un endroit stratégique pour que tu puisses les avoir dans ton champ de vision tous les jours !

Maintenant, te voilà armer pour ne pas faire d’erreur !

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