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Es-tu intéressée par le freelancing ?

Si c’est le cas, peut-être que tu rejoindras les 850 000 freelances recensés en 2016 en France selon l’étude Freelance 2018 Malt-Ouishare. Le nombre de freelances a augmenté de 126% en 10 ans.

Parmi eux, 52% sont des femmes. Pour 88%, le freelancing est un choix. Un choix qu’ils ne regrettent pas, bien au contraire !

Mais qu’est-ce que le freelancing concrètement et pourquoi nous séduit-il autant ?

Le freelancing, c’est quoi ?

Selon la définition retenue par l’étude Freelance 2018 Malt – Ouishare :

« Les freelances sont des travailleurs indépendants qualifiés — experts marketing, graphistes, designers ou développeurs informatiques — qui choisissent de se mettre à leur compte sans employer d’autres personnes. Ils fournissent des services techniques, artistiques ou commerciaux externalisés par les organisations, via une plateforme numérique ou directement. À l’inverse des autres indépendants, ils n’ont pas nécessairement de fonds de commerce, d’agrément, d’actif immobilisé ou de licence permettant d’exercer une profession réglementée ».

Le freelancing est donc un type d’entrepreneur qui se distingue des autres travailleurs indépendants de trois façons :

  • Le freelance n’emploie pas d’autres personnes
  • Il fournit des services et généralement ce sont des activités intellectuelles
  • Il n’a pas nécessairement de fonds de commerce, d’agrément…

Le freelancing n’est pas un statut social. Le freelance doit donc choisir son statut, c’est-à-dire un cadre qui lui permet de réaliser ses missions en toute légalité. Le statut le plus simple et le plus choisi est celui de micro-entrepreneur.

 

Pourquoi le freelancing séduit-il autant ?

 

En tête des raisons, on retrouve l’envie d’être son propre patron et la liberté dans l’organisation de son emploi du temps et de son temps de travail.

Etre libre de pouvoir gérer son temps est d’ailleurs la première raison qui motive les femmes à quitter le salariat pour le freelancing !

Ce que relève l’étude nommée ci-dessus est que l’âge moyen des freelances se situe dans la trentaine. Ce sont donc des personnes qui ont déjà eu une première expérience en tant que salarié.

Le salariat est le modèle de travail le plus répandu dans notre société. Mais aujourd’hui, la donne change. Les jeunes qui sortent des études supérieures ne veulent plus prendre le même chemin. Ils veulent directement tenter l’aventure entrepreneuriale et voler de leurs propres ailes. Ou si ce n’est pas le cas, leur choix d’être salarié s’oriente vers des start-ups. Les entreprises et leurs nombreux avantages ne convainquent plus !

Toutefois, le freelancing n’attire pas que les actifs. Les entreprises commencent aussi à voir l’intérêt de collaborer avec des freelances plutôt que de recruter des salariés : réduction des coûts et des charges du personnel, moins de gestion du personnel.

Alors, peut-on raisonnablement penser que le freelancing va devenir le mode de travail privilégié des actifs du secteur tertiaire d’ici quelques années ?

À mon sens, oui. Et c’est ce que je te propose de voir à travers 3 raisons que j’ai choisi de te présenter et de te détailler dans cet article.

Raison 1 : Le freelancing répond aux aspirations d’une population active en quête de liberté et d’autonomie dans leur vie professionnelle

Le lien de subordination qui unit l’employeur et le salarié d’un point de vue du droit du travail donne une image très négative du salariat. Parler de subordination accorde une posture de supériorité à l’employeur vis-à-vis du salarié.

Pourtant, l’un a besoin de l’autre. L’entreprise a autant besoin du salarié que lui a besoin de l’entreprise. Je dirai même qu’aujourd’hui, l’entreprise a davantage besoin du salarié.

Pourquoi ?

Parce qu’avec la digitalisation on peut facilement arrondir ses fins de mois. Les formalités administratives sont simplifiées pour créer son activité en micro-entrepreneur en parallèle de son activité salariée. Également, l’entreprise est victime de turn-over. Elle n’arrive pas à garder ses salariés et elle se retrouve donc à perdre de l’argent dans le recrutement et la formation d’un collaborateur.

De nos jours, parler de subordination n’a donc plus de sens. Le travail n’est plus seulement vu comme un simple moyen pour le salarié de subvenir à ses charges et à ses besoins. Le salarié ne veut plus être un numéro parmi tant d’autres.

Au contraire, il veut être reconnu pour ce qu’il est, pour la qualité de son travail et pour son investissement. Aussi, les notions de sens et de plaisir sont désormais indissociables de celle de travail.

Pas question d’attendre les 5 semaines de vacances ou la retraite pour prendre du plaisir, n’est-ce pas ?

Avec l’accès à l’information en masse sur le web, tu vois qu’il est possible de travailler en entrepreneur tout en prenant du plaisir et qu’il est tout à fait possible d’être libre tout en travaillant en freelance. Il n’y a qu’à voir tous les témoignages. Alors, forcément tu te dis «pourquoi pas moi ? ».

Cette quête de liberté et d’autonomie fait partie d’un contexte économique changeant : notre façon de consommer a changé avec l’ubérisation.

Or, les entreprises n’arrivent pas à suivre le rythme. Repenser le mode d’organisation et de management demande beaucoup de temps. Sans compter que certaines entreprises ne veulent pas s’adapter à cette nouvelle tendance ! Mais, elles n’auront pas le choix si elles veulent attirer les talents et les garder pour rester dans la course et se développer.

Raison 2 : le freelancing est le mode de travail le plus adapté pour avoir un équilibre vie personnelle/vie professionnelle

Les évolutions technologiques et digitales sont impressionnantes et rapides. Que ce soit dans le domaine artisanal, médical ou encore tertiaire, la robotique, la technologie et la digitalisation prennent une place dominante dans le travail.

L’Homme n’a plus besoin d’être physiquement présent pour qu’un travail soit effectué. Alors, pourquoi rester salarié et faire 45 min de route tous les jours pour se rendre au travail quand celui-ci peut être fait à distance ?

Toute réduction des coûts est bonne à prendre.

Mais surtout, travailler à domicile et pouvoir gérer son temps de travail comme on l’entend répond à un désir profond de préserver un équilibre entre vie privée et vie professionnelle.

Avoir des ambitions professionnelles et une belle carrière professionnelle ne doit plus se faire au détriment de sa vie personnelle et familiale ! Et je suis certaine que tu partages mon point de vue. As-tu envie que ta vie personnelle s’adapte entièrement à ton travail ? Commencer ta journée à 9h et rentrer chez toi après 20h tous les jours n’est pas une vie !

Tu as envie et besoin d’un bon équilibre. Celui qui te permet de passer du temps avec ta famille, de travailler et d’avoir une vie sociale.

Le rythme de travail classique 9h-18h imposé à tous les salariés n’a d’ailleurs aucun sens. Certains sont efficaces et performants très tôt le matin. D’autres, ce sera après 20h.

Raison 3 : Les freelances répondent à des besoins très précis des entreprises

Les plateformes de mise en relation entreprise/freelance sont de plus en plus nombreuses : captain freelance, malt, crème de la crème… Et les entreprises sont de plus en plus séduites par ce type de collaboration.

Recruter un salarié, représente un coût important pour une entreprise. De plus, la législation en droit du travail est très protectrice des salariés. Les employeurs ne peuvent pas se séparer d’un salarié sans respecter une procédure stricte.

Ainsi, si ce dernier ne fait pas l’affaire, l’entreprise a intérêt à avoir un dossier béton avec des éléments probants avant de le licencier. De plus, d’un point de vue légal, devant un tribunal le doute profite au salarié. Ce qui n’arrange pas l’entreprise.

La partie peut donc lui coûter très cher. Aussi, il ne faut pas oublier toutes les obligations que l’employeur doit respecter en matière de formation à l’égard de ses salariés.

Avec ce constat, on peut donc se demander si le salariat est encore intéressant pour l’entreprise. La question peut légitimement se poser pour certaines tâches.

En faisant appel à un freelance, l’entreprise n’a plus à se soucier de toutes ces questions ! Si le freelance ne fait pas l’affaire, elle ne collaborera plus avec lui tout simplement.

Enfin, si l’entreprise a un besoin ponctuel et urgent, c’est plus simple de se rapprocher d’un freelance qui sera à même de répondre au besoin plutôt que de devoir former un salarié ou de recruter un collaborateur en CDD

En conclusion

J’ai décidé de quitter le salarié pour devenir freelance. À aucun moment je n’ai regretté mon choix parce que la liberté est extrêmement importante à mes yeux.

Toutefois, je tiens à te mettre en garde. Le freelancing est loin d’être un long fleuve tranquille. C’est plutôt même les montagnes russes. Il faut savoir composer avec tous les doutes, les incertitudes et les tracas en tout genre qui rythment la vie d’un entrepreneur.

L’un des travers possibles est de tomber dans le piège de travailler toujours plus. C’est ce qui m’est arrivé et je l’explique d’ailleurs dans un article chez maddyness : L’entrepreneuriat, une lutte entre confiance et défaitisme. Dans ces moments-là, il faut savoir lever le pied et retrouver un rythme de travail équilibré. La partie n’est pas simple, mais l’expérience en vaut vraiment le coup !

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