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Pour moi, oui c’est indispensable. Mais ce n’est que mon point de vue. Très honnêtement, faire un métier qui ne me plaît pas, c’est comme m’éteindre à petit feu. J’ai besoin d’être stimulée intellectuellement pour me sentir bien, c’est comme ça.

Si je faisais quelque chose d’ennuyeux et qui ne me plaisait pas, je perdrais mon énergie, ma joie de vivre et ma motivation. J’aurais l’impression d’être coincée dans un 9h-18h pour une quarantaine d’années.

Mais mon point de vue n’est pas celui de tout le monde. Et j’en ai encore eu confirmation la semaine dernière. J’ai publié un article chez Rockie magazine dans lequel je témoigne de ma reconversion professionnelle. L’article a suscité de vifs commentaires.

Pour certaines femmes, tout le monde n’a pas la chance de pouvoir faire un métier qui leur plaît. Un commentaire de l’une d’elles disait que faire un job qui plaît était réservé à une élite de diplômés.

Alors, je me suis interrogée. A-t-elle raison ? Est-ce qu’il faut faire des études supérieures pour avoir la chance de faire un métier qui nous plaît et qui nous rend heureux ?

Cette question en a entraîné une autre : Et faut-il nécessairement faire un métier qui nous plaît pour être heureux au travail ?

Je consacrerai un prochain article à la première question. En effet, je suis à la recherche de plusieurs témoignages de personnes n’ayant pas de diplômes et qui font quand même un métier qui leur plaît. Oui, parce que faire un métier qui nous plaît ne garantit pas d’être heureux dans son travail. D’autres paramètres rentrent en ligne de compte (l’ambiance, l’équilibre vie privée/vie professionnelle, les conditions de travail, etc..).

Dans cet article, je vais donc apporter une réponse à la 2e question : faut-il NÉCESSAIREMENT faire un métier qui nous plaît pour être heureux au travail ?

Pour poser les choses tout de suite, la réponse à cette question est très subjective. J’ai donné mon point de vue d’entrée de jeux. Mais, dans le développement de cet article, je vais chercher à démontrer que pour certaines personnes, il est tout à fait possible d’être heureux au travail sans faire un métier qui nous plaît.

Ça sera à toi de voir ensuite si tu es plutôt dans la team des partisans « oui, il faut nécessairement faire un métier qui me plaît pour être heureuse au travail » ou dans la team « non » ! Mais quelque chose me dit que si tu viens régulièrement sur Wit Potentielles, c’est que tu dois être dans la team numéro 1 !

Une question de priorités

À mes yeux, il est clair que le métier, les tâches que je fais sont numéro 1 dans la liste des critères les plus importants pour moi pour être heureuse au travail. Mais, est-ce que le cas pour toi ?

Une de mes amies d’enfance fait un métier qui ne lui plaît pas vraiment. Elle est aide-soignante dans une maison de retraite et pourtant elle est super heureuse dans son job. Pourquoi ? Parce que ses critères principaux sont satisfaits.

À ses yeux, le plus important est :

  • L’ambiance et avoir de bonnes relations de travail avec ses collègues
  • Avoir un bon équilibre de vie. Elle travaille de nuit et ce rythme lui permet de faire ce qu’elle veut la journée. Une fois qu’elle finit sa nuit, elle ne pense plus à son job comme peut le faire une personne qui a un poste à plus hautes responsabilités.
  • Les valeurs : le respect de la part de sa hiérarchie, de l’équipe soignante et le sens du service. Ses tâches ne sont pas très plaisantes pour elle, mais mine de rien elle contribue à rendre le quotidien des résidents meilleur. C’est suffisant pour elle.

Évidemment, plus on a de critères cochés, plus notre baromètre du bonheur au travail sera élevé ! Mais, il n’a pas besoin d’être au maximum pour déjà se sentir heureuse au travail. Parfois, pour certaines personnes, il suffira de pas grand-chose.

Donc à toi de jouer J Définis les critères prioritaires pour te sentir heureuse aujourd’hui dans ton job !

Pour aller plus loin, tu peux consulter mon article : pourquoi tu dois laisser tomber la méthode ikigaï et te concentrer sur tes talents.

Cultiver son épanouissement en dehors du travail

Lorsque j’étais en formation de coach professionnel, je cherchais des volontaires à coacher dans leur projet de reconversion. J’ai rencontré une jeune femme qui venait de terminer son apprentissage dans la coiffure. Elle ne voulait pas continuer dans ce métier. Elle cherchait donc quoi faire d’autre.

Lors de notre première rencontre, je me souviens avoir été un peu déstabilisée. En effet, elle se fichait de faire un job ennuyeux. Pour elle, le travail était exclusivement alimentaire et ça lui allait très bien comme ça. Son bonheur, elle le trouvait et le cultivait dans sa vie privée.

Tant que je ne bosse pas le week-end et que mon patron n’est pas trop con, je peux faire n’importe quoi, ça me va !

Pour moi qui suis tout le contraire, c’était difficile d’imaginer que ce soit possible de penser comme ça ! Et pourtant, je n’avais surtout pas à juger sa perception du travail et du bonheur. À la fin de notre premier entretien, l’une comme l’autre nous avons réalisé qu’elle n’avait pas besoin d’être coachée pour trouver un projet de reconversion puisque sa vie professionnelle ne jouait pas vraiment sur son épanouissement.

Finalement, son bonheur, elle le trouvait en dehors de son travail à travers les activités qu’elle fait comme la cuisine, la décoration. Et elle ne cherche pas à en faire une activité professionnelle puisque comme elle m’expliquait, elle aime cuisiner uniquement pour ses proches et décorer que son propre intérieur ! Le faire pour les autres ne l’intéresse pas.

Aussi, elle trouve son épanouissement dans ses relations amicales et sa relation amoureuse. Et c’est tout à fait suffisant à ses yeux !

Mais comment faire si tu veux tout de même trouver le moyen d’être plus heureuse au travail même si ton métier ne te plaît pas ?  Voici quelques pistes de solutions !

3 solutions pour être plus heureuse au travail même si ton métier ne te plaît pas

Tu peux te trouver dans une période de ta vie où tu ne peux pas quitter ton job. Un autre projet plus important comme un achat immobilier, un grave problème de santé. Dans ce cas, comment faire pour améliorer son quotidien au travail pour être plus heureuse ?

 

Etre proactive dans ton job

La première solution que je te propose est d’être proactive dans ton job. Y’a-t-il un sujet sur lequel tu aimerais intervenir ? Par exemple, si les problématiques salariales et les questions de droit du travail t’intéressent, tu peux te porter candidate lors des prochaines élections professionnelles.

Ou, si tu aimes accueillir les nouveaux entrants et le contact, tu peux proposer de mettre en place un parcours d’intégration. Si tu as des idées pour faire évoluer ton service (organisation, planning, etc..), tu peux aussi prendre les devants et faire des propositions.

 

Accompagner une tâche qui ne te paît pas par quelque chose d’agréable

La seconde solution est plus facile à mettre en place et ne te coûtera rien. Il s’agit ici de rendre une tâche qui ne te plaît pas, plus agréable. Ainsi, si cela est autorisé, tu peux écouter de la musique pendant que tu travailles.

Tu peux programmer un rendez-vous téléphonique avec une amie à ta pause déjeuner ou faire du sport pour te défouler et sécréter de l’endorphine. Il s’agit d’user de petits stratèges pour rendre la journée plus courte et supportable.

 

Te fixer des objectifs et avoir des projets

Enfin, la dernière solution que je te propose est de te fixer des objectifs et des projets. Que ce soit dans le cadre personnel ou professionnel, te fixer des objectifs et avoir des projets te permet d’avancer et te fait te sentir bien.

Aussi, il parait que les gens heureux sont ceux qui se fixent des objectifs ! Ainsi, tu peux par exemple te porter volontaire pour t’occuper des prochaines vacances entre amis ou en famille. Ou bien tu peux décider d’apprendre à jouer de la guitare pour enfin réussir à jouer le morceau de musique que tu rêves de savoir jouer !

Tu as compris l’idée, ici. Fixer des objectifs est motivant. Pour aller plus loin, tu peux lire : Réussis à atteindre ton objectif grâce à la méthode de l’Effet cumulé.

En conclusion

Se reconvertir est un changement. Et chaque changement comporte des obstacles. Plus ou moins nombreux selon les personnes. Les surmonter demande une réelle motivation, de la patience et de la persévérance. Tu dois voir les obstacles comme des défis à relever. Pour cela, l’état d’esprit du sportif est essentiel !

Modifier ta perception de la situation, ne pas chercher la perfection, accepter l’échec/le rejet et reconnaitre tes limites sont 3 étapes qui te permettront de venir à bout des obstacles qui t’empêchent d’accéder à la vie professionnelle dont tu rêves !

Et si tu allais plus loin dès maintenant ? Inscris-toi à ma newsletter et reçois chaque mardi matin mon dernier article avec un exercice d’auto-coaching pour t’aider à te mettre en mouvement et une problématique décortiquée qui s’inspire de ma propre expérience de la reconversion ou de celle d’une autre femme : hop, je m’inscris !

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