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Jusqu’où es-tu prête à aller pour faire le métier de tes rêves ?

Cette question est essentielle. En fonction de ta réponse, deux situations vont s’offrir à toi : soit tu avortes de ton projet, soit tu continues et tu fais tout pour faire de ton rêve une réalité.

Certaines personnes seront prêtes à beaucoup de sacrifices pour faire le métier de leurs rêves. D’autres, non. Pour une autre catégorie, ils devront renoncer par obligation.

Quoi qu’il en soit, une fois que tu as mis le doigt sur le métier que tu veux faire, le travail n’est pas fini. Il te reste à vérifier si ton projet de reconversion est faisable ou non. Pour t’aider, j’ai listé les 4 points à vérifier avant de passer à l’étape de la construction et du plan d’action.

Point n°1 : La vie personnelle et familiale

Pour que ton projet professionnel soit cohérent, il doit s’adapter à ton projet de vie idéale. Tu souhaites trouver un emploi qui te permette d’avoir un meilleur équilibre de vie pour passer plus de temps avec tes enfants ?

Dans ce cas, un métier qui suppose d’avoir des horaires décalés par rapport au rythme de tes enfants semble inadéquat.

De même, ta situation financière ne te permet peut-être pas de prévoir un budget garderie/nounou pour tes enfants.

Se pose aussi la question de la mobilité géographique. Es-tu prête à quitter ta région, tes amis, tes proches et déménager dans une autre ville où le bassin de l’emploi offre de meilleures perspectives d’embauches ?

Personnellement, lorsque j’étais juriste en droit du travail je savais que la majorité des offres d’emploi était sur Paris. Mais il était hors de question pour moi de vivre à Paris. C’était ma limite.

Heureusement, j’ai trouvé un poste à Bordeaux, mais j’étais prête à renoncer à ce métier si je n’avais pas d’autres choix que de rejoindre la capitale.

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Le bon moyen pour ne pas te tromper est de repartir de tes besoins et de tes valeurs. Si pour toi passer du temps avec ta famille est encore plus important qu’avoir un job qui satisfait ton besoin de reconnaissance, alors tu dois vérifier que le métier que tu as choisi comble ce besoin.

Enfin, tu n’es peut-être pas obligée de renoncer au métier de ton choix. Si le marché de l’emploi dans ton secteur géographique est tendu, pourquoi pas opter pour l’entrepreneuriat ?

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Point n°2 : La santé physique et psychologique

Tout le monde n’a pas la chance d’avoir une santé de fer ! Si tu souffres de maux récurrents au dos et que tu optes pour un job avec station debout prolongée, ça risque d’accentuer tes douleurs. Généralement, nous veillons à ce que le job convoité s’adapte à notre santé physique.

En revanche, la santé psychologique est passée aux oubliettes !

C’est ce qui a failli arriver à l’une de mes clientes. Son envie de reconversion était motivée par le besoin de retrouver un rythme de travail sain : ne pas passer sa vie au travail, ne plus rentrer à 23h chez elle, ne plus être en état de stress permanent… Elle était proche du burn-out.

Or, comme l’un de ses principaux besoins pour se sentir bien dans son travail est le challenge, elle allait retomber dans les mêmes travers : un poste avec un niveau de responsabilité tel qu’il la contraindrait à reproduire le même schéma de vie.

Pourtant c’est ce qu’elle veut fuir à tout prix !

Pour ne pas y laisser des plumes, elle a dû faire un choix. Qu’est-ce qui est le plus important ? Elle pourra peut-être trouver un job challengeant et qui en même temps ne lui donne pas de pression. Mais si ce n’est pas le cas, elle doit prioriser ses besoins.

Dans un autre cas de figure, imaginons que tu sois une personne hypersensible. Tu es une éponge et tu emmagasines la souffrance et les émotions négatives des autres. En rentrant chez toi, tu portes la douleur des autres sur toi. Ça te mine le moral.

Dans une telle situation, travailler avec des enfants malades ou être assistante sociale risque d’être compliqué si tu es autant affectée par leurs situations.

Enfin, c’est ici que tu peux t’interroger sur l’environnement de travail idéal pour toi. N’oublions pas que l’environnement et les conditions de travail ont un impact sur la santé physique et mentale.

Si ça te semble insurmontable de travailler seule, de passer une majorité de ton temps seule, tu vas devoir renoncer à certains métiers comme la rédaction web en freelance (sauf si tes finances te le permettent, tu peux rejoindre un espace de coworking).

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Point n°3 : Le marché de l’emploi et du travail

Je crois profondément qu’il faut se donner les moyens et croire en soi et en son projet pour qu’il devienne réalité. Plus tu vas y croire et être positive, plus tu arriveras à ton but.

Cependant, il faut savoir renoncer quand c’est nécessaire. C’est ce qu’enseigne d’ailleurs Seth Godin dans son livre le DIP : Renoncer ce n’est pas échouer. Si tu persistes à vouloir monter ton salon de thé malgré que tu sais que la concurrence est énorme et que les sacrifices sont lourds, tu vas t’épuiser sans résultat.

Toutes les difficultés ne sont pas insurmontables. Prendre des risques, c’est nécessaire. Mais, il faut que tu évalues tes capacités (financières, physiques, mentales, intellectuelles…) à relever les difficultés ainsi que ta motivation et les sacrifices que tu aies prêts à faire pour donner vie à ton projet.

Prenons un exemple. Je me suis lancée en freelance dans le coaching en reconversion professionnelle. Dès le départ, je savais que c’était un secteur très concurrentiel, qui jouit encore d’étiquettes de charlatan.

Vivre essentiellement de son activité de coach est un pari risqué. Mais, j’ai quand même décidé de le relever parce que s’il y a autant de coachs qui se positionnent sur ce marché, c’est que la demande est importante.

Aussi, je savais que j’avais et que je pouvais acquérir les compétences nécessaires pour avoir toutes les chances de mon côté. Niveau financier, mes allocations chômage sont ma roue de secours.

Point n°4 : Mes capacités et mes compétences

Dans une démarche de reconversion, tu peux transposer les compétences que tu as acquises et développées au fil de ton expérience personnelle et professionnelle.

Mais changer de métier suppose souvent de reprendre la casquette de l’apprenant. Reprendre des études longues de 5 ans ? Une licence et un master en droit ? As-tu la force de redevenir étudiante ? La motivation ? L’assiduité pour reprendre un cursus de zéro ?

Ce sont autant de questions que tu dois te poser. Formation longue ou formation courte ? Identifie tes propres limites. Je me suis moi-même confrontée à cette question. La psychologie m’intéressait. J’étais prête à reprendre un master mais pas 5 ans d’études.

Aussi, tu dois avoir à l’esprit qu’il y a des formations qui sont ouvertes sous certaines conditions : avoir un bac, un bac +2…

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En conclusion

Petit récap indispensable avant de te jeter dans le plan d’action de ton nouveau projet professionnel : Vérifie sa faisabilité à partir de ces 4 points :

  • Ta situation personnelle et familiale
  • Ta santé physique et psychologique
  • Le marché de l’emploi et du travail
  • Tes compétences et tes capacités

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