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(Article que j’ai initialement publié sur Essentiel)

C’était quand la dernière fois que vous avez préféré rester dans votre zone de confort parce que vous n’aviez pas suffisamment confiance en vous pour vous lancer ?

Moi c’était il y a deux ans. J’étais juriste en entreprise. Mon job ne me plaisait pas. J’avais envie de sauter le pas et de quitter mon boulot pour me reconvertir. Mais j’ai tardé à me mettre en action parce que je n’avais pas confiance en moi.

« Qu’est-ce que je pourrais faire ? »

« À part le droit, je ne connais pas grand-chose et je ne sais rien faire d’autre »

Des phrases parmi tant d’autres que je me répétais en boucle pour confirmer que la solution la plus raisonnable et juste était de ne pas bouger et de rester dans mon travail.

Je suis sûre que vous aussi vous avez ces vilaines phrases qui se répètent dans votre tête. Ces phrases sont de fausses croyances que vous avez à votre sujet et qui vous empêchent d’avancer comme vous l’aimeriez.

Qu’est-ce que la confiance en soi ?

 

La confiance en soi s’applique dans nos actes. Avoir confiance en soi c’est penser que l’on est capable d’agir de manière appropriée dans les situations importantes.

Beaucoup confondent la confiance en soi et l’estime de soi. Or, ces deux notions sont bien distinctes. La confiance en soi est une composante de l’estime de soi.

L’estime de soi est l’évaluation, le jugement de valeur à propos de soi. Il faut donc avoir une représentation idéale de qui l’on voudrait être pour pouvoir évaluer son estime personnelle.

L’estime de soi est composée de trois composantes :

· L’amour de soi : s’aimer tel que l’on est avec ses limites, ses qualités, ses défauts et ses échecs

· L’image de soi : le regard que l’on porte sur soi, ses défauts, ses qualités

· La confiance en soi qui est donc la capacité à agir de manière appropriée face à une situation donnée.

Cette distinction posée, voyons maintenant comment vous pouvez développer votre confiance en vous-même lorsque vous songez à vous reconvertir.

1/ Développer sa confiance en soi en apprenant à bien se connaitre

Avoir confiance en soi commence à l’intérieur de soi.

Comment penser que vous avez la capacité d’agir de manière appropriée face à une situation donnée si vous ne savez pas ce qui est important pour vous et les ressources internes dont vous disposez ?

C’est exactement ce qu’il me manquait lorsque je songeais à me reconvertir. Je pensais me connaitre, mais finalement, il n’en était rien. Je n’avais pas conscience de ce qui faisait ma singularité. Lorsque j’ai pris conscience de cela, j’ai rectifié ma façon de faire et j’ai entrepris un véritable travail d’introspection.

Concrètement, bien se connaitre ça veut dire quoi ?

Bien se connaitre c’est tout d’abord identifier ses valeurs et ses besoins. Puis, c’est déterminer pourquoi vos valeurs et vos besoins sont importants et comment se traduisent-ils dans votre quotidien, dans vos comportements, dans vos actions.

Par exemple me concernant, la liberté est une valeur importante à mes yeux parce que je veux pouvoir décider et être responsable de mes décisions, de mes choix et de mes actions.

Dans mon quotidien, je suis libre d’exprimer ma façon de penser, je suis libre dans le cadre de mon travail de décider de mon emploi du temps ou je suis libre de prendre un billet d’avion pour partir en voyage si ça me chante (si j’ai les moyens financiers bien sûr !).

Ensuite, bien se connaitre, c’est savoir quels sont ses qualités, ses défauts, ses modes de fonctionnement, son schéma de prise de décision. C’est aussi être conscient de ses capacités et de ses limites, ce à quoi vous voulez dire non.

Être conscient de ses limites et de ses ressources (qualités, connaissances, compétences, valeurs) va aussi vous permettre de faire reculer vos limites.

Comment ?

Grâce à vos capacités intellectuelles, d’apprentissage et de connaissance. C’est dans ces moments-là que vous réalisez que ce qui est une limite peut se transformer en potentiel.

L’exemple le plus parlant est celui de la langue étrangère. Vous ne savez pas parler anglais. Or, pour pouvoir occuper le poste que vous convoitez, vous devez parler et écrire anglais. À l’instant T, c’est une limite. Mais en décidant de mobiliser vos ressources internes, vous avez le potentiel de parler anglais dans quelques semaines.

Comme le souligne, Nathaniel Branden dans Les 6 clés de la confiance en soi, en ayant pleinement connaissance de qui vous êtes, vous allez agir en intégrité envers vous-même et envers les autres.

2/ Accepter l’idée de l’échec et dédramatiser l’erreur

 

Dans bien souvent des cas, le manque de confiance en soi cache une peur d’échouer, une peur de se tromper. Malgré le fait que la perception de l’échec et de l’erreur est en train de changer, nous avons grandi dans une société où l’échec et l’erreur sont mal perçus.

Si en plus vous avez été éduqué avec un schéma familial sévère où l’échec et l’erreur n’étaient pas permis, vous avez naturellement développé la croyance que chaque erreur ou chaque échec que vous vivrez ne sera qu’une preuve supplémentaire que vous êtes nul(le), bon(nne) à rien.

Alors, soit vous allez adopter un mécanisme de « protection » en restant dans la passivité et en n’expérimentant pas de nouvelles choses, soit vous allez essayer et agir sous l’influence de cette pensée. Inconsciemment ou non, vous ferez en sorte de confirmer votre croyance.

Pour sortir de ces schémas négatifs, il n’y a qu’une seule issue : changer votre vision de l’échec et de l’erreur.

Vous devez accepter de vous tromper.

Vous devez accepter d’échouer.

Comme l’a dit Winston Churchill

« Le succès c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme ».

L’échec n’est qu’un moyen de se rapprocher un peu plus de son objectif. Derrière chaque erreur commise, il y a une leçon à retirer.

3/ Agir et se fixer un objectif

La confiance en soi se développe également en dehors de soi. Pour savoir si vous avez les capacités à atteindre un objectif ou à surmonter une difficulté, vous devez agir.

Comment savoir si votre décision ou votre comportement était adapté si vous ne passez pas à l’action ?

Comment savoir si vous allez réussir votre reconversion pour devenir chef pâtissier si vous n’essayez pas ?

Vous devez vous fixer un objectif. Un but à atteindre.

Apprendre à vous connaitre et à modifier votre perception de l’échec et de l’erreur est indispensable mais inutile si vous restez passif.

Il vous faut sortir de votre fameuse zone de confort et vous aventurer dans votre zone d’apprentissage.

Il vous faut des preuves, des résultats tangibles et concrets pour évaluer votre capacité à agir de manière appropriée et donc pour développer votre confiance en vous.

Ainsi, c’est la complémentarité des deux, c’est-à-dire la confiance que l’on développe à l’intérieur de soi et la confiance que l’on développe à l’extérieure de soi dans l’action qui fera que vous gagnerez en confiance.

En conclusion

Développer la confiance en soi est un exercice de tous les jours. Il demande de la régularité, de la patience et de la persévérance.

Mais aussi de l’envie. L’envie d’apprendre à bien se connaitre, l’envie de bousculer ses propres croyances pour en adopter des nouvelles plus objectives et qui vont permettre d’atteindre son objectif.

Puis, il faut passer à l’action.

Réussir sa reconversion professionnelle quand on n’a pas confiance en soi n’est pas impossible. J’en suis l’exemple. Pour vous donner toutes les chances d’y arriver, il faut suivre les trois étapes suivantes :

· Apprendre à bien vous connaitre

· Surmonter vos blocages internes et vos peurs

· Définir la personne que vous voulez être et avoir une vision enthousiasmante de la vie que vous voulez avoir.

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